D'autres formes de RDV


Un Barcamp ?

 

Le premier « barcamp », sur le thème des mobilités. Un bon succès pour une première (20 participants, pour la plupart déjà engagés dans les actions de l’UP2V). Une déception cependant, l’absence d’étudiants, pourtant les premiers visés par cette démarche. A la réflexion, il est apparu que la date choisie n’était pas la meilleure – période d’examens ou de fin de projet.

 

Le thème général, « Les mobilités », a permis de balayer un vaste champ : des mobilités physiques aux mobilités virtuelles, des mobilités professionnelles aux mobilités mentales. Un axe est cependant ressorti avec plus de force, en relation avec la COP21 : celui des déplacements physiques (des personnes, des biens), des opportunités (rencontres, échanges), et des limites (énergie, gaz à effet de serre, espace fini pour une population de plus en plus nombreuse) qui y sont associées.

 

A la suite de ce barcamp, une possibilité se trouve ouverte de prendre le thème des déplacements comme sujet pour un des groupes de l’atelier « climat ». Le barcamp a produit un outil qui pourrait être utile dans ce cadre : un graphique synthétisant la réflexion du groupe, qui serait mis à disposition.


L'UP2V EST PASSEE A LA RADIO :

UNE HEURE SUR RCF

 

 

 

 

A réécouter sur Le forum - émission du 4 juin 2016 à 10:30

https://rcf.fr/actualite/le-forum-4-juin-2016-1030

RADIO CATHOLIQUE FRANCOPHONE / Lorraine / 54 RCF Lorraine Nancy

Présentée par Nicolas Dufour, (+Eric Mutschler)

 

Une émission qui fait le point de Saison1…

 

Autour du micro de Nicolas Dufour : Denis, Sylviane, Yves et deux étudiants, Antoine et  Hélène. Près d’une heure d’échanges sur le pourquoi de la participation à l’UP2V, son intérêt et les découvertes de la première année et les projets…

 

Après avoir rappelé les conférences et ateliers durant ces dix premiers mois, Denis évoque-comme bilan- des documents ou une fiche de synthèse de démocratie participative avec les actions déjà engagées, qui devraient être proposées au maire de Vandoeuvre le 14 juin prochain.

 

Qu’est-ce qui vous a rapproché de cette université populaire et participative ?

 

Yves dit avoir connu l’Université populaire par le mouvement Alternatiba. Il recherche d’autres approches sociétales que la sienne et a ainsi trouvé une diversité d’opinions très large. Des connaisseurs d’autres domaines ont permis un débat large, de se poser d’autres questions et de confirmer la complexité de nombreux problèmes. Il a eu des certitudes en tant qu’ex-agriculteur, le productivisme avec son lot de pollutions et de destruction d’espèces ; il pense aux générations futures et reconnait qu’il est souvent difficile de changer ses habitudes. Il souligne qu’on y a beaucoup parlé de l’acte d’achat qui pour lui est en fait une forme plus efficace que de voter.

 

Sylviane était intéressée par le « Qu’est-ce que bien manger ? » Entre qualité, quantité, plaisir et budget, elle se disait qu’on pouvait changer sa façon de consommer ; de faire son marché plutôt que la queue dans les supermarchés ; de  préparer davantage soi-même ses repas…Elle connaissait Denis et son projet de retraite concernant cette nouvelle Université. Elle est devenue active dans l’Atelier « Alimentation-Santé ».

 

Denis ajoute le partenariat avec la médiathèque, un espace dédié avec panneaux, espace de rencontres et de documentation. Il s’agirait de « faire autrement », sans créer pour autant un nouveau catéchisme, mais bien en se réappropriant ses libertés.

 

Pour Antoine et Hélène, en 1ère année d’IUT, il ne s’agit pas non plus d’un catéchisme. Ils ont choisi un projet scolaire transversal qui au départ partait du café et du commerce équitable. Puis suite aux échanges ils ont décidé de changer. Les autres approches lors des multiples tours de tables, notamment avec la participation d’un médecin à la retraite, leur ont fait perdre leurs certitudes initiales et ils se sont sentis davantage attachés par l’aspect social plutôt qu’industriel et commercial de l’agroéconomie.

 

Denis revient sur la création et le fonctionnement de la nouvelle Université en citant la Mairie de Vandoeuvre, Carole élue et Anne employée, ainsi que le COmité de PILotage (Copil) d’une dizaine de personnes pour continuer à faire fonctionner l’UP2V.

La renommée de certaines célébrités (Yves Coppens, Patrick Viveret, Marc Dufumier notamment) permettait d’élargir le public. Au-delà, il y a une urgence certaine à savoir, agir et lancer de « beaux projets » en lançant un atelier Intergénérationnel (avec notamment la Mgen…) et en suivant les valeurs inscrites dans la Charte de notre université.

 

Sylviane insiste sur des débats efficients avec un médiateur ; Yves sur ce lieu rare d’échanges sans a priori. On y vient pour y être actif. L’ambiance est meilleure de même que l’écoute. Cependant agir est « plus difficile sur le climat ; l’action individuelle au quotidien et collective est contraignante.  On ne doit cependant pas attendre que tout change d’en haut ».

 

Qu’avez-vous fait de vos échanges ? demande alors le journaliste…

 

« Les comptes-rendus sont sur le blog (site : a-l-up2v. jimdo.com) et on a l’ambition de faire une plaquette de nos travaux », précise Yves. Ce à quoi Denis ajoute : la seconde année sera le prolongement et l’amélioration de ce qui a été entamé. Après avoir écouté le représentant Energie-Climat de l’Agglomération, nous prolongerons notre débat par une action sur les transports et la mobilité.  L’action envisagée propose d’associer un maximum d’écoles pour une journée sans voiture. La seconde « opération » sera faite autour d’objets avec la médiathèque (installations, contacts…) Le prolongement des débats mérite plus qu’un repas sympa ! On pense que le noyau « dur » des ateliers fera effet-boule de neige pour attirer d’autres participants. ; aller plus loin que le Charmois, vers la ZUP par l’intermédiaire de l’Espace-Coppens et un atelier interculturel.

 

Alors de nouvelles convictions ?

 

   Oui, s’empresse de dire Sylviane. Dans l’atelier-alimentation, j’ai appris à être plus à l’écoute des autres ; à rechercher d’autres sources d’information  et d’émissions ; à mieux faire le tri dans les controverses sur, par exemple,  la nocivité des pesticides, le nombre de fruits et légumes proposés, sur les additifs…et à mieux mesurer l’impact sur l’environnement en n’étant pas que « victimes » des lobbies et de la publicité…

 

   On ne va pas être la minorité qui a raison. Denis évoque « les nombreux points de vue différents qui y sont échangés : il faut conserver un esprit inquiet et penser soi-même à l’épreuve de ceux qui pensent différemment. On a pu penser qu’Internet devenait le forum, centre des débats…On va éviter le plaisir de n’être qu’entre soi et ouvrir à autrui pour ne pas être dans un conformisme gentil. On est dans un esprit proche de Nuit Debout. Avec une même attention pour rester entre deux générations. On ne procède pas en coups de force. Aller au-delà du partage, ce sont nos projets pour l’an prochain ».

 

 

   Le regard des jeunes, dit d’abord Antoine, est très divers et pas seulement inquiet ou révolté. L’idée qu’il nous faut bosser dur pour faire ce qu’on aime est très présente. Beaucoup d’étudiants ne sont pas allés à Nuit Debout… ni aux manifestations sur la loi Travail.

 

   D’ailleurs on a du mal à y savoir vraiment ce qui est bien, moins bien ou très dangereux, ajoute Hélène.

Faire le tri… ?

 

Denis aimerait que les lieux d’espaces populaires comme celui de cette Université soient plus nombreux (ils l’étaient au début du précédent siècle) et « on doit les réinventer, comme le tram… » Les mondes s’ignorent quand il faudrait se rapprocher : « il faut trouver d’autres ailleurs, d’autres sortes d’expériences ».

 

Yves, enfin, annonce avec sûreté qu’il sera présent l’an prochain. Avec la  présence « réconfortante » de jeunes. Ce ne sont pas « les seniors qui allons changer la planète ! » Rendez-vous donc en septembre 2016.

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